Lundi 13 juillet 2026 - Je termine la lame de safran et visse le pontage.
Après une journée de détente, je me remets au travail sur le Zef.
Première étape, je perce le trou de l'axe de la lame de safran et, une fois cela fait, je l'assemble avec la tête que j'avais remisée. Pendant que j'y suis, je visse un clamcleat sur la barre, destiné à recevoir le bout de descente de safran.
La météo ayant décidé de s'en mêler, je ne peux visser le pontage le matin. Outre le vent qui souffle en fortes rafales, de grosses gouttes de pluie s'écrasent sur la coque du Zef. C'est insuffisant pour mouiller le sol mais suffisant pour m'empêcher de sortir les outils électriques.
En milieu d'après-midi, le temps se calme enfin et je peux fixer le pontage. Je perce un trou de 3 mm dans le pontage et dans le bois situé derrière puis je fraise le trou du pontage avec un foret de 10 mm, histoire que la tête de vis ne dépasse. Ensuite, je mets un peu de Sika dans le trou, histoire d'être certain qu'il ne passera pas d'eau par ici. Je dois répéter l'opération pour les vingt-deux vis qui maintiennent le pontage. Comme ça, si le vent décide de souffler à nouveau en tempête comme cette nuit, je pourrai dormir serein sans craindre que le pontage s'envole. Je peux barrer le point 7 de la liste.
- Stop ! Je t'arrête . Tu as dû remarquer que, même si j'ai pu poser le pontage, le temps reste très incertain. Pour l'étape liaison pontage-coque, j'ai besoin d'une période de temps sec pendant quelques heures. Demain devrait être une journée agréable alors je reprendrai à ce moment là, si j'en ai le loisir. Il serait trop bête de gâcher cette étape importante."
Forcément, ce bateau qui se comporte souvent comme une diva se braque et se tait. Ce n'est pas bien grave ; il finira bien par se manifester à nouveau au fur et à mesure de la restauration. Il ne peut pas s'en empêcher.

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